L’économie des îles

Pourquoi un réseau,et pas un site de plus.

Sur nos îles, l’économie tient sur des milliers de petits commerces et de talents. Le site web isolé est né pour d’autres marchés. Ici, ce qui marche, c’est ce qui relie.

Ouvrir ma vitrine

Crée ton compte, compose ta vitrine et publie. Sans liste d’attente.

Si ton Hub n’a reçu aucune commande par HUB à la fin de tes 3 mois de Pro offerts, on t’aide à l’améliorer (on passe te voir, par téléphone ou en visio) et ton Pro offert est prolongé d’un mois, toujours sans carte bancaire.

Gratuit. Aucune commission. Ton client te paie sur place.

Le tissu des îles

Des milliers de petits, très peu d’entreprises moyennes.

En Martinique comme en Guadeloupe, l’économie, ce sont d’abord des milliers de très petites entreprises et de talents, souvent seuls. Puis une poignée de grands groupes. Entre les deux, peu d’entreprises moyennes : c’est le chaînon manquant.

La Martinique en 2010, selon l’Insee
  • près de 29 000microentreprises, sur près de 30 000 entreprises marchandes hors agriculture
  • 891petites et moyennes entreprises
  • 146entreprises de taille intermédiaire
  • 78grandes entreprises

Insee, AntianÉchos de Martinique n° 31, avril 2013, données 2010.

En 2017, seuls 8 146 des 38 563 établissements marchands hors agriculture de la Martinique emploient des salariés. En Guadeloupe, 8 502 sur 48 437. Tous les autres travaillent sans aucun salarié.

Insee Flash Martinique n° 145 et Insee Flash Guadeloupe n° 146, février 2021, données 2017.

Ce qui fait la vie économique ici

  • Un marché petit, fermé par la mer.

    Peu de clients pour chaque commerce, et une mer à traverser pour aller plus loin.

  • Une économie tournée vers l’importation.

    Beaucoup de ce qu’on achète arrive par bateau et passe par quelques grands circuits d’importation et de distribution. On l’appelle souvent l’économie de comptoir.

  • Tout passe par WhatsApp et le bouche-à-oreille.

    Un prix, une disponibilité, une adresse : on demande dans un groupe, à un cousin, à une collègue.

  • La confiance passe par les gens.

    On achète à quelqu’un qu’on connaît, ou que quelqu’un recommande.

Le site isolé

Un modèle venu des grands marchés. Il marche mal ici.

Le site web d’un seul commerce suppose trois choses. Sur nos îles, aucune n’est vraiment là.

  • Des recherches en masse.

    Là où il est né
    Chaque jour, des milliers de gens tapent dans un moteur de recherche ce que tu vends.
    Sur nos îles
    Pour un commerce, sur une île, les recherches restent rares.
  • Du temps et des compétences.

    Là où il est né
    Une équipe ou un prestataire écrit, met à jour et travaille le référencement.
    Sur nos îles
    Le commerçant est seul au comptoir, à l’atelier ou sur la route. Il n’a pas le temps d’entretenir un site.
  • Des clients qui cherchent.

    Là où il est né
    Le client ne connaît personne : il cherche, compare et choisit.
    Sur nos îles
    Le client demande à quelqu’un. Il ne cherche pas, il suit une recommandation.

Résultat : des milliers de pages qu’on ne voit pas, chacune seule, et qui ne s’additionnent jamais.

Pourquoi un réseau

Un réseau, comme nos îles. Tout s’additionne.

  1. On additionne l’attention.

    Toutes les vitrines vivent à la même adresse, au lieu de mille sites séparés. Chaque vitrine qui s’ouvre rend l’adresse commune un peu plus connue.

  2. On suit le chemin de la confiance.

    Ton lien et ton QR circulent comme le bouche-à-oreille : dans un groupe WhatsApp, sur ton comptoir, de main en main. Le client arrive par quelqu’un qu’il connaît.

  3. Bientôt

    On crée le poids collectif.

    Ensemble, les petits pèsent : être vus ensemble, se compter, agir à plusieurs quand il le faut. C’est ce que HUB prépare.

  4. Le réseau tient le rôle du chaînon manquant.

    Ce qu’une entreprise moyenne apporte, une marque connue, des outils, une organisation, le réseau peut le donner à chacun. Sans que personne ne perde son indépendance.

Ce qui est marqué « Bientôt » n’est pas encore disponible. Aucune date n’est promise.

Ailleurs dans le monde

D’autres territoires l’ont fait. Chacun à sa façon.

Aucun ne ressemble exactement aux Antilles, mais tous disent la même chose : les petits avancent en réseau.

  • Italie, Émilie-Romagne

    Les districts industriels.

    Des villes de petites entreprises, chacune spécialisée dans un même métier. Pour vendre à l’étranger, elles se regroupent en consortiums : elles partagent les salons, les missions et les frais, et chacune garde son nom.

  • Espagne, Pays basque

    Les coopératives de Mondragón.

    Des coopératives autonomes, réunies en un seul groupe. Elles mettent en commun la finance, la formation et la recherche, et se gouvernent de façon démocratique.

  • Japon

    Les associations de rues commerçantes.

    Les boutiques d’une même rue se regroupent en association. Ensemble, elles paient l’éclairage de la rue, la décorent pour les soldes, organisent une tombola et impriment un prospectus commun.

  • Inde

    Le réseau ouvert ONDC.

    Un réseau public et ouvert pour le commerce en ligne. Un vendeur s’inscrit par une application, et les clients le trouvent depuis les différentes applications d’achat du réseau.

  • Singapour

    Le numérique des petites entreprises.

    Avec le programme SMEs Go Digital, l’État présélectionne des outils numériques secteur par secteur et aide les petites entreprises à les payer.

Ce que fait HUB

Être vu d’abord. Puis se trouver, se compter, agir.

  1. Être vu

    La vitrine.

    Tes produits ou tes services, tes prix, tes horaires, ton lien et ton QR. Tes clients commandent ou réservent, puis passent récupérer et paient sur place.

  2. Se trouverBientôt

    Le réseau.

    Pulse, la carte et PING : les clients, les commerces et les talents de ton île se trouvent entre eux.

  3. Se compterBientôt

    Savoir combien on est.

    Combien de commerces et de talents font le même métier sur ton île, pour peser et décider ensemble. Des chiffres d’ensemble, jamais de fiche sur personne.

  4. Agir ensembleBientôt

    Les projets à plusieurs.

    Une campagne commune, un événement, un projet qu’aucun ne peut porter seul.

Ce qui est marqué « Bientôt » n’est pas encore disponible. Aucune date n’est promise.

Les petits avancent ensemble. Ouvre ta vitrine.

Ta vitrine s’ouvre depuis ton téléphone, et le réseau grandit avec chaque vitrine qui s’ouvre sur ton île.

Ouvrir ma vitrine

Crée ton compte, compose ta vitrine et publie. Sans liste d’attente.

Si ton Hub n’a reçu aucune commande par HUB à la fin de tes 3 mois de Pro offerts, on t’aide à l’améliorer (on passe te voir, par téléphone ou en visio) et ton Pro offert est prolongé d’un mois, toujours sans carte bancaire.

Gratuit. Aucune commission. Ton client te paie sur place.

Pourquoi une vitrine HUB

Sources

  1. Insee, « Le tissu productif martiniquais : des petites aux grandes entreprises », AntianÉchos de Martinique n° 31, avril 2013, données 2010.
  2. Insee, « Forte baisse de l’emploi salarié dans les microentreprises en 10 ans », Insee Flash Martinique n° 145, février 2021, données 2017.
  3. Insee, « Une dynamique d’emploi spécifique dans les entreprises de taille intermédiaire », Insee Flash Guadeloupe n° 146, février 2021, données 2017.
  4. F. Pyke, G. Becattini et W. Sengenberger (dir.), Industrial districts and inter-firm co-operation in Italy, Institut international d’études sociales de l’OIT, Genève, 1990.
  5. Interreg Europe, « Co-financing promotional activities of SMEs internationalisation consortia », Émilie-Romagne.
  6. Mondragon Corporation, « About us ».
  7. John A. Price, « Retail market associations in Japan », Kroeber Anthropological Society Papers, université de Californie à Berkeley.
  8. Gouvernement de l’Inde, Press Information Bureau, « Open Network for Digital Commerce (ONDC) », janvier 2025.
  9. IMDA (Singapour), « Helping SMEs go digital », fiche du 31 janvier 2022.